Si vous êtes pressés voir mourants, merci de vous rendre aux pompes funèbres ou d’appeler la morgue directement…

Ce midi, après deux jours de comas fiévreux dans mon lit, je me suis aperçue que j’avais en plus d’une sérieuse bronchite, des plaques rouges boursouflées pas bien belles à voir qui parcourt entièrement mon corps. Je ne me serais pas vraiment inquiétée si ces plaques rougeâtres ne brulaient pas autant et si j’avais pu porter un habit sur moi. Mais même le frottement d’un textile sur ma peau est très douloureux alors j’ai décidé de me rendre aux urgences afin que des médecins compétent puissent guérir ce mal mystérieux qui me ronge la peau.

Après dix minutes de marche à pied dans le froid (heureusement que l’hôpital est à côté car sans permis j’aurais pu mourir !!!), je suis arrivée à l’accueil des urgences de l’hôpital Bel Air de Thionville. Ce ne fut pas une surprise de voir une dizaines de personnes attendant patiemment dans la salle d’attente, toutes toussant ou ayant un mal qui n’était pas visuellement apparent.
Cependant, lorsque j’ai voulu m’enregistrer, quelle ne fut pas ma surprise de trouver une affichette A4 nous prévenant qu’il y avait 5H d’attente et qu’ils nous remerciaient de notre compréhension !!! Quel culot !!! Des urgences ou il y a autant d’attente moi j’appel ca une morgue….et comme je voulais éviter une crise d’asthme engendré par une crise d’angoisse de me trouver à l’hôpital je m’en suis allée chez moi bien au chaud.
A choisir : attendriez vous dans un hôpital durant cinq heures dans un endroit aseptisé, sans chaleur, avec pleins de gens qui vous postillonnent leurs microbes dans la figure, sans même un café, qu’on daigne vous prendre en charge ou attendriez vous chez vous au chaud jusqu’à la dernière minute pour appeler le SAMU ?
Car bien évidemment pour ceux qui ne l’aurait pas compris…l’hôpital privilégie d’abord les vieux, les enfants et les femmes enceintes….si vous ne faites par parti de ces catégories alors vous ferez partie de la longue file d’attente de gens malade et souffrant guettant l’hypothétique arrivée d’un médecin non surchargé par le travail…
Aussi, j’ai fais le choix de souffrir chez moi, comme toujours, pour que de pauvres petites vieux au bord de l’agonie puisse passer le début d’année…Arff, ma bonté me perdra…si ce n’est pas la maladie qui l’emporte.
Sur ce coup de gueule, je m’en retourne dans mon lit….


